D’apré moi c la vie

Fragments 25/10/2015

Lors de nos sorties en canot, il arrive que nous passions sous des ponts. Même dans les endroits les plus reculés, les piliers et soutènements peuvent devenir des canevas à graffitis, remettant ainsi en question la notion que le street art est strictement urbain. J’aime faire ces découvertes au détour d’un bras de rivière, parce qu’elles traduisent l’expression d’un désir de communiquer quelque chose là où ne se trouverait sinon que du froid béton.

Je me suis souvent questionné sur la légitimé de prendre des photos de street art. Est-ce une expression du photographe ou simplement un documentaire sur l’oeuvre éphémère qu’est le street art? Je vis bien désormais avec un mariage des deux idées.

Peu de personnes se donneront la peine de descendre en canot sous un pont, ou autre situation hors des sentiers battus, pour prendre de telles photos. Le traitement et la composition que je choisis m’appartiennent en propre. L’oeuvre photographiée pour sa part est le fruit de nombreux intervenants. Elle est vivante et en constante évolution. Ce genre de photo se veut donc partie prenante d’une oeuvre collective, une capture unique dans l’espace et le temps.

Comments 2

  1. Pierre says on 25/10/2015

    J’ajouterai a ton interessante reflexion que le street art, comme tout sujet, laisse toute sa place a l’interpretation du photographe.

  2. christine says on 26/10/2015

    Si le street art, s’expose ainsi aux yeux de tous, c’est certainement dans le but d’être immortalisé par le photographe. Cet art éphémère apprécie que l’on prolonge sa vie. Et rien de plus excitant que de découvrir dans des endroits improbables le fruit de ces artistes de rue… C’est un jeu entre eux et les chasseurs d’images…. Ma conception de la chose

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