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Poésie du banal

Mes photos sont rarement spectaculaires. Au contraire, elles se veulent des fenêtres sur des choses souvent forts simples, mais qui pourtant marquent mon imaginaire. Sans explications, elles peuvent sembler mornes, sans intérêt pour bien des gens.

Comme je prends la majorité d’entre elles en milieu forestier, on y voit beaucoup d’arbres. J’ai des milliers de photos d’arbres. Cela me rappelle une blague par le Chat, de Geluck, qui dit : au Paradis, on passe l’éternité à se raconter ses souvenirs de vie. L’Enfer, c’est pareil, sauf que chacun a apporté ses diapos… Dans mon cas, c’est certain que je devrais aller tout droit en Enfer, avec ma collection d’arbres. Je serais un supplice de choix pour les autres.

À mes débuts, cela m’angoissait presque, lorsque je revenais de mes sorties avec des dizaines de photos, toutes plus semblables les unes que les autres. Qu’est-ce qui ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre? Pourtant, je n’ai jamais cessé. Je ne me lasse pas, car à mes yeux, ils demeurent tous différents, uniques, et leurs combinaisons dans un cadre photographique restent infinies. Parfois, une heureuse combinaison de ces différents éléments se trouve à exprimer assez fidèlement l’émotion ressentie, l’état d’âme du moment.

Je cherche à capter ce quelque chose d’indéfinissable qui se manifeste en moi, lorsque je déambule en forêt. Cette poésie du banal a quelque chose de rassurant, de zen, qui me sert de repère et me fait aimer la vie. M’aide à traverser les passages difficiles. Me réconcilie avec moi-même aussi. Par mes photos, j’essaie seulement de partager ce délicat état de grâce avec vous.

Je vous souhaite une superbe année 2016, remplie de ce qui vous fait vibrer, aussi simple cela puisse être.

À propos de l'auteur Nicolas

Adepte de plein air basé à Sherbrooke, QC, Canada, je prends des photos où les paysages ont une place de choix.

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2 commentaires

  1. Sophie Ouch 03/01/2016 à 13:12

    Il n’y a pas plus grand moment que cet instant de réflexion où on décide de prendre une photo. Peu importe l’image que l’on immortalise, c’est réellement cette chasse que l’on garde en souvenir. Une bonne année à toi aussi poétique et/ou «banale» qu’elle puisse être. ;)

    Réponse

    1. Tu as raison. La chasse avant tout. :) Meilleurs vœux, Sophie.

      Réponse

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