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Se mettre au vert

J’ai pris une pause de photos depuis plusieurs semaines. Au retour de Terre-Neuve, en juin dernier, je me suis retrouvé avec plusieurs milliers de photos et de segments vidéos à traiter. J’y ai consacré des dizaines d’heures de mes rares temps libres, les nuits surtout, au point qu’arrivé en septembre, je n’avais simplement plus envie de m’approcher de Lightroom. Je ne voyais plus rien. Plus de nuances. Juste une surdose d’information visuelle.

Prendre du recul aide parfois à se recadrer. Se poser les bonnes questions : pourquoi fais-je cela, dans quel but? Quelle finalité? Je n’ai pas plus trouvé de réponses, sinon des impressions. Parfois, je constate que l’acte de prendre des photos est beaucoup plus important pour moi que de les montrer. L’action amène une réflexion, oblige à marquer un arrêt, à réfléchir à ce que je vois, et comment l’interpréter.

En regardant mes photos de Terre-Neuve avec ce récent recul, je constate qu’elles sont surtout importantes pour notre mémoire, à ma conjointe et moi-même. À travers elles, nous tentons de retracer des noms de lieux trop vite traversés, des espaces qui nous ont marqués d’émotions si fortes. La mémoire nous joue déjà des tours, mais les images restent et s’incrustent dans nos souvenirs. Parfois, elles se retrouvent un peu interprétées par un traitement noir et blanc, ou un ajustement de saturation, une nuance dans la balance des blancs.

On se construit ainsi une histoire que l’on aimerait tant pouvoir amener avec soi pour l’éternité. Notre propre Histoire, éphémère, mais unique.

 

Ébahi

J’ai l’impression qu’une bonne partie de la population mondiale fait cette tête là, depuis quelques jours.

Contemplation

Cette personne a passé les trois jours où nous étions là, assise au bout de cette pointe rocheuse, exposée aux vents et même à la pluie parfois, à observer la vie marine et les changements continuels du paysage.