Étiquette : Charlevoix

Fièvre noire

Paysages 15/03/2015

Le décor a beau être enchanteur,  la beauté des paysages parfois ne suffit plus à faire oublier qu’on est pris au milieu de nulle part. La fièvre noire est le nom donné à ce syndrome d’enfermement qui afflige parfois les personnes  demeurées trop longtemps cloitrées à l’abri du froid.

Le réseau

Paysages 14/03/2015

Les forêts et champs du Québec sont traversés de saignées artificielles de ce type. Pour simplifier, le Nord alimente le Sud en électricité, laquelle est transportée par ces complexes structures de métal et de fils. Lors de la crise du verglas, en 1998, les limites du réseau ont été tellement éprouvées qu’il a fallu repenser la conception et la distribution des pylônes dans bien des secteurs. Dans les régions traversées par ces lignes de haute tension, les motoneigistes y trouvent un environnement idéal pour pratiquer leur loisir. Ces vastes zones déboisées permettent en effet de parcourir rapidement de longues distances, sans y déranger personne.

Avec pas d’chat

Paysages 11/03/2015

La photo avec le chat orange publiée la semaine dernière a remporté un certain succès sur Facebook. Évidemment, cela doit être vu à l’échelle du très modeste intérêt que mes publications peuvent soulever. Cela m’a quand même fait sourire : un chat, c’est vraiment la clé du succès.

La photo d’aujourd’hui passera certainement plus sous le radar. Je l’admets, elle est assez peu palpitante. Il n’y a pas de jolie fourrure qu’on aurait envie de caresser. Pas de beau visage qu’on aimerait charmer. Pas de paysage à couper le souffle avec force de reliefs inaccessibles. C’est une photo assez simple, sans attrait particulier, sinon pour les Européens, peut-être, qui y verront une forme d’exotisme. La glace, la neige, c’est très québécois, après tout. Nous, on n’est plus capables de la voir, même en peinture, tant elle s’éternise. Pourtant, j’ai aimé aller la prendre en photo, avec mes raquettes, par un bel après-midi ensoleillé, dans la baie glacée de Baie-Saint-Paul, en Charlevoix.

Cette photo s’inscrit dans la continuité d’une quête minimaliste que je poursuis. Ce que je choisis de vous montrer, c’est ce qui me fait vibrer. Et ce qui me fait vibrer est souvent sans attrait particulier pour la majorité des gens. Cela ne s’explique pas, mais le vide me parle. J’aspire à explorer un certain silence visuel, que je tente d’évoquer par des photos souvent dépouillées d’attraits flagrants.

En ce qui concerne le titre de ce billet, il s’agit d’une référence au nom d’un groupe québécois, Avec pas d’casque.