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De glace

Fragments 23/03/2016

Parfois, je rêve de m’endormir, captif d’une prison de glace. Ne plus rien ressentir que le froid qui étourdit. Fermer les yeux, et rêver pour l’éternité. Puis un jour, me réveiller, loin de moi, peut-être un autre devenu. Samsara.

Hommage à Doug

Fragments 15/03/2016

Hommage à D. G. Jones, décédé le 6 mars 2016.

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it is the slow death of the snow
when it thaws and it freezes
that is hard

but it is like turning
the news off
one discovers the trees in the night
bare, and the hillside
— what are they doing there
doing nothing

one stands in the halflight of the snow
having stepped out of the plot
the prime directive, the problems
of the Enterprise, of the aliens
noting the planet

as Monsieur Virilio says
Je pense parce que je pèse

or as the Norman English might have said

          when I ponder I think

I must weigh on the snow, on the globe
but I suppose it’s a small thought

— as odd to call it a thought as to call
the fine, fine snow beginning to fall
a meditation — or the sound of crows in the dark
a eureka — it is the answer
to a rhetorical question, why in the world
as one says, are we here: croaks
among trees, between a thaw and a freezing

the answer a mystery, meaning
don’t know
except here we are, and now
we’ve been introduced — which helps
with total strangers

Jones, D. G. « Wild Asterisks in Cloud ». Empyreal Press, Montréal, 1997, 135 pages.

Slush primordiale

Fragments 27/03/2015

Je constate que j’ai délaissé le noir et blanc, ces derniers temps, ce qui est paradoxal, car l’hiver aurait très bien pu s’y prêter. Il semblerait que j’arrive de mieux en mieux à apprécier les subtiles variations de couleurs que l’on peut retrouver dans la neige. Quand on y pense, le blanc est le canevas idéal, pour refléter les nuances de la lumière.

Banquise

Paysages 24/03/2015

Je suis optimiste. Je me dépêche d’écouler mes dernières photos d’hiver avant qu’elles ne cessent d’être d’actualité. Il faisait déjà un gros -13 ce matin, et un caniculaire 2 degrés en rentrant ce soir. J’ai même vu un homme en sandales, short et t-shirt sur son perron.

Avec pas d’chat

Paysages 11/03/2015

La photo avec le chat orange publiée la semaine dernière a remporté un certain succès sur Facebook. Évidemment, cela doit être vu à l’échelle du très modeste intérêt que mes publications peuvent soulever. Cela m’a quand même fait sourire : un chat, c’est vraiment la clé du succès.

La photo d’aujourd’hui passera certainement plus sous le radar. Je l’admets, elle est assez peu palpitante. Il n’y a pas de jolie fourrure qu’on aurait envie de caresser. Pas de beau visage qu’on aimerait charmer. Pas de paysage à couper le souffle avec force de reliefs inaccessibles. C’est une photo assez simple, sans attrait particulier, sinon pour les Européens, peut-être, qui y verront une forme d’exotisme. La glace, la neige, c’est très québécois, après tout. Nous, on n’est plus capables de la voir, même en peinture, tant elle s’éternise. Pourtant, j’ai aimé aller la prendre en photo, avec mes raquettes, par un bel après-midi ensoleillé, dans la baie glacée de Baie-Saint-Paul, en Charlevoix.

Cette photo s’inscrit dans la continuité d’une quête minimaliste que je poursuis. Ce que je choisis de vous montrer, c’est ce qui me fait vibrer. Et ce qui me fait vibrer est souvent sans attrait particulier pour la majorité des gens. Cela ne s’explique pas, mais le vide me parle. J’aspire à explorer un certain silence visuel, que je tente d’évoquer par des photos souvent dépouillées d’attraits flagrants.

En ce qui concerne le titre de ce billet, il s’agit d’une référence au nom d’un groupe québécois, Avec pas d’casque.