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Ombres et reflets

Un jeu d’illusions dont on ne se lasse pas… Jusqu’à ce que sa vérité crue nous saisisse. Les reflets ne mentent pas, et le temps est cruel.

Danse éternelle

Les bibelots me fascinent. Je crois qu’il existe une variété infinie de bibelots pour chaque âme, sur cette terre. S’il existe un au-delà, je l’imagine rempli à craquer de bibelots immatériels… et d’albums photos. Ceci m’incite presque à espérer qu’il n’y ait rien du tout.

Banquise

Je suis optimiste. Je me dépêche d’écouler mes dernières photos d’hiver avant qu’elles ne cessent d’être d’actualité. Il faisait déjà un gros -13 ce matin, et un caniculaire 2 degrés en rentrant ce soir. J’ai même vu un homme en sandales, short et t-shirt sur son perron.

À pas feutrés

Traces de renard, de coyote, de chien? Allez savoir. Je penche pour le coyote. C’était au milieu de nulle part. Aucune autre empreinte alentour. Juste ces deux marques subtiles, préservées temporairement du vent, palimpseste d’un passage furtif sur le canevas de la neige glacée.

Avec pas d’chat

La photo avec le chat orange publiée la semaine dernière a remporté un certain succès sur Facebook. Évidemment, cela doit être vu à l’échelle du très modeste intérêt que mes publications peuvent soulever. Cela m’a quand même fait sourire : un chat, c’est vraiment la clé du succès.

La photo d’aujourd’hui passera certainement plus sous le radar. Je l’admets, elle est assez peu palpitante. Il n’y a pas de jolie fourrure qu’on aurait envie de caresser. Pas de beau visage qu’on aimerait charmer. Pas de paysage à couper le souffle avec force de reliefs inaccessibles. C’est une photo assez simple, sans attrait particulier, sinon pour les Européens, peut-être, qui y verront une forme d’exotisme. La glace, la neige, c’est très québécois, après tout. Nous, on n’est plus capables de la voir, même en peinture, tant elle s’éternise. Pourtant, j’ai aimé aller la prendre en photo, avec mes raquettes, par un bel après-midi ensoleillé, dans la baie glacée de Baie-Saint-Paul, en Charlevoix.

Cette photo s’inscrit dans la continuité d’une quête minimaliste que je poursuis. Ce que je choisis de vous montrer, c’est ce qui me fait vibrer. Et ce qui me fait vibrer est souvent sans attrait particulier pour la majorité des gens. Cela ne s’explique pas, mais le vide me parle. J’aspire à explorer un certain silence visuel, que je tente d’évoquer par des photos souvent dépouillées d’attraits flagrants.

En ce qui concerne le titre de ce billet, il s’agit d’une référence au nom d’un groupe québécois, Avec pas d’casque.