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L’heure d’Or

Elle ne dure pas longtemps. Il est si facile de passer à côté, quand on garde son nez plongé dans ses occupations et préoccupations.

Contemplation

Cette personne a passé les trois jours où nous étions là, assise au bout de cette pointe rocheuse, exposée aux vents et même à la pluie parfois, à observer la vie marine et les changements continuels du paysage.

Liberté

Je me rends compte que j’évite ce mot dans mes écrits, tant sa signification a été pervertie par l’usure. Et pourtant, en y repensant, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce moment, ce que je ressentais en fait à chaque instant de cette semaine passée sur les eaux de la réserve de La Vérendrye, cet été. Liberté de choisir sa rive, son rythme, son embranchement. Liberté d’avaler les kilomètres en silence, sans même se rendre compte que l’on avance. Liberté d’absorber tout ce que la nature peut vous dévoiler au détour des bras de rivières, sans jamais s’en lasser une seconde. Liberté de se sentir glisser à la surface d’un rêve. Liberté de s’en souvenir ensuite et de se dire : j’ai connu des moments magiques qui font partie de moi pour toujours.

Été éthéré

Quand le vent cesse soudain, et qu’il ne reste rien d’autre à faire que de se laisser porter sur le miroir des eaux, spectateur immobile d’une scène qui jamais ne se répètera exactement ainsi.